Les pages de réalisation de ce projet ne cessent de s’écrire ! Ce petit journal me permettra de suivre son évolution et d’expliquer mon lien avec mes différents collaborateurs.

– Octobre –
En octobre, je demande à mon père de discuter avec monsieur Robert Doré, producteur de Québec Issime, afin de voir s’il y aurait une possibilité de profiter des différents services de son complexe. Monsieur Doré est un cousin de mon grand-père, et mon père a l’occasion de faire quelques travaux pour lui.
Le 16 octobre, mon premier rendez-vous téléphonique avec monsieur Doré se déroule très bien. Je lui explique mes besoins, il me reviendra dans les environs du 30 octobre.
Entre-temps, après mûres réflexions, je demande à une bonne amie, Héléna Desgagné-Pelletier, de collaborer avec moi sur l’album afin d’en faire les voix d’accompagnement. Nous sommes le 22 octobre, c’est confirmé !
– Novembre –
En novembre, la magie opère.
Il me confie d’abord à monsieur Jason Hudon afin de cibler mes besoins techniques. Après avoir établi une façon de fonctionner, on me confie ensuite à monsieur David Bérubé afin d’aller essayer la machine de guerre.
Le 3 novembre, la première et dernière pratique officielle avec ma compagne peut maintenant se faire. Le programme est définitif (du moins, c’est ce que l’on croit…), nous aurons 10 pièces sur le disque.
Le 4 novembre, une discussion s’entâme avec Jason, David et Charles Voho (un technicien de la troupe). Les choses se pressent un peu par souci de délais de production et de l’avantage de sortir l’album longtemps avant Noël pour maximiser le financement. Une date dorée est fixée : le 9 novembre, David, Héléna et moi devrons se trouver dans le complexe dès 18h15.
Le 7 novembre, je demande à mon ami collégien Nathan s’il peut venir prendre quelques photos pour les visuels de l’album. Il accepte. C’est grâce à lui et ses images que je créerai, plus tard, la pochette de l’album.
Le 9 novembre devait commencer comme n’importe quel autre dimanche : deux messes à jouer dans deux églises différentes à moins de trente minutes d’intervalle. Il est 6h du matin, mon téléphone émet une petite vibration (la plus courte, celle de Messenger). François, un ami organiste de Québec avec qui je converse depuis quelques semaines déjà, m’envoie un message, chose qui m’étonne vu l’heure. Jusqu’ici, mon projet d’album était demeuré presque top secret. Je décide de lui en parler pour le consoler de ne plus être capable de dormir. 😀 Après lui avoir confié qu’il s’agirait d’un album d’interprétation, il me mentionne qu’il aurait pu être agréable d’y voir une composition. Comme je ne refuse jamais un défi, je décide d’y réfléchir toute la journée. En parallèle, je commence la configuration de la boutique en ligne.
Sans succès mais prêt à partir pour le Complexe, je passe chercher Héléna chez elle. Après un bon souper, on se trouve à avoir presque une heure à tuer. Je décide donc de sortir mon téléphone et j’écris, sans savoir pourquoi, deux couplets et un refrain. J’ai demandé deux trois mots pour compléter mes rimes à ma fidèle acolyte. On en reste là.

Maintenant au Complexe, tests de sons et on enregistre presque tout l’album, tout se passe bien. 20h15, je prends un petit dix minutes où l’inspiration me vient pour écrire de la musique pour cette composition. On continue ensuite les prises jusqu’à une pause lorsque la dernière note de Dans le silence de la nuit est entonnée. Ma voix est presque épuisée. Seulement qu’à écouter la pièce, vous remarquerez que ma voix se double à certains endroits. Il est 21h15 et j’invite Héléna à me rejoindre à la console pour préparer des harmonies. C’est aussi là où je découvre ce que devrait donner cette pièce, laissant monter en moi quelques larmes. On termine d’enregistrer la composition à environ 21h45, troisième prise parfaite « one shot ». Cette composition n’aurait jamais vu le jour sans le défi de François, que je remercie pour son idée. 🙂 On essaie ensuite d’enregistrer une deuxième version du Minuit, chrétiens, mais ma voix est tellement faible que je décide de la retirer du programme officiel.

Le lundi soir, on réussit à recevoir les pistes et je suis charmé par le résultat des prises ! Le lendemain, c’est l’affiche et la conception visuelle qui commence.
La vente commence donc le 17 novembre à midi. Le lancement a été rude, puisque j’étais tellement excité de publier que j’ai fait quelques coquilles au niveau des dates. Je réussis tout de même à vendre de plus en plus progressivement.
Le 19 novembre, l’album est mis en vente dans un premier point de vente, c’est l’épicerie de Lac-à-la-Croix, le marché d’alimentation Val-Éric qui sera la première destination physique.
J’ai bien hâte d’écrire la suite grâce à vous. Merci pour tout !